Les écrivains camerounais continuent d’avoir la reconnaissance internationale.
Lors de son passage à la rédaction de Mutations lundi dernier, le Canadien Jean Louis Roy, ancien secrétaire général de l’agence de coopération culturel et technique (Acct), ancêtre de la Francophonie, a affiché un très grand respect pour Ferdinand Léopold Oyono, ancien ministre, en parlant de lui comme « un grand écrivain ». Parmi les contemporains du « Vieux nègres et la médaille », l’on retrouve Mongo Béti ou Guillaume Oyono Mbia qui n’ont eu l’honneur sauf qu’avec l’intégration de leurs ouvrages dans les programmes scolaires. La pièce de théâtre du troisième, « Trois prétendants, un mari… » est en ce moment au programme scolaire en Côte d’Ivoire. Et comment peut-on oublier les René Philombe, Pabé Mongo, Yodi Karone, Paul Dakeyo, Joseph-Jules Mokto, Paul Tchakoute, Francis Bebey souvent présentés comme les citoyens du monde?
Les écrivains actuels s’illustrent bien sur la scène internationale à l’instar de Leonora Miano ou l’iconoclaste Patrice Nganang, qui a reçu l’année dernière le prix de la Francophonie, un énième trophée. L’on citerait aussi Calixthe Beyala ou Gaston Kelman, qui portent haut la voix du Cameroun. Même s’ils ont décidé de changer de nationalité. Non pas parce pour un exile qu’auraient sûrement souhaité certains, qui se sont retrouvés derrière les barreaux à un moment de leur vie : Dakole Daïssala (Libre derrière les barreaux), Garga Haman Afji (Pré-mémoire d’un homme public) ou Jean Marie Atangana Mebara (Lettres d’Ailleurs).
En même temps, il est important de mentionner l’existence de ces jeunes maisons d’édition ouverte, souvent par des jeunes camerounais à l’instar de Ifrikiya conduit par des jeunes qui, eux-mêmes, tiennent la plume, à l’instar de François Nkeme (Le cimetière du Bachelier) déjà primé sur le plan international, tout comme son collègue Jean Claude Awono ou Joseph Fountim (Cameroun, mon pays).
source:quotidienmutation